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un continent

Vendredi 09 Mai 2008 à 15:28

Publié par rowan11 dans l'Antarctique

 

L'Antarctique

Le pôle Sud est la région la plus froide de notre planète. Même en été, les températures y sont toujours négatives. En temps normal, elles oscillent entre -20°C et -30°C, mais parfois elles descendent beaucoup plus bas. Le froid est si intense qu'il ne neige presque jamais. A ces températures, respirer fait mal aux dents et aux poumons, et le masque que l'on  doit  porter sur le visage se couvre d'une couche de glace à cause de la respiration. Au sol, c'est encore plus surprenant, la glace ressemble à celle du pôle Nord, mais ici son épaisseur atteint plus de 3 km L'Antarctique est deux fois plus vaste que l'Australie et l'on pourrait facilement y loger ensemble les Etats-Unis et le Mexique. Près de 2000 km séparrent le pôle Sud de la mer la plus proche.


L'Antarctique abrite les 3/4 des réserves mondiales d'eau douce. Cette énorme quantité d'eau est retenue dans la très épaisse couche de glace qui recouvre le continent et cache presque entièrement ses chaînes de montagne.


Seuls quelques pics rocheux, comme le Holtanna,  émergent de la glace, on les appelle des nunataks.
Sur la côte, les quelques endroits libres sont précieux, des millions de manchots et d'oiseaux de mer peuvent y construire leurs nids et se reproduire.

Généralités

Vendredi 09 Mai 2008 à 15:32

Publié par rowan11 dans l'Antarctique

Le continent antarctique a une superficie de 14 000 000 de kilomètres carrés environ. Il est grand comme les Etats-Unis et l'Europe réunis. La moyenne des températures du mois le plus chaud n'y dépasse pas 10°c. L'hiver les températures y sont très basses, on a relevé j'usqu'à - 90°c lorsque le froid est trop intense. La calotte glaciaire (carapace de glace qui recouvre le continent) ou l'inlandsis atteint 4000 mètres d'épaisseur. Ici et là quelques pointements rocheux : les nunataks transpercent l'inlandsis.

 

Un pourcent de l'immense superficie de l'Antarctique est formée par des terres non englacées; 99 pour 100 sont représentés par la couche de glace du plus grand désert du monde; 90 pourcent des glaces du monde s'y trouvent. Pour épuiser cette glace en la distribuant à chacun des 3 milliards d'habitants du monde, il faudrait donner à chacun environ 20 tonnes de glace par minute pendant 1 an !

Il y fait tellement froid qu'il n'y a pas de mammifères terrestres : pas d'ours, pas de caribous, pas d'hommes, mais une grande quantité d'oiseaux, de poissons et de mammifères marins.

C'est dans la mer qui entoure l'Antarctique que vit le plus grand animal du monde et de tous les temps, la baleine. Elle peut atteindre 30 mètres de long et peser 150 tonnes. L'orque et le phoque léopard sont les seuls ennemis de la faune antarctique. Les orques s'attaquent même aux baleines et, dit-on, aux hommes.

Les phoques léopards se nourrissent de poissons et de manchots lorsque ceux-ci plongent à la recherche de leur nourriture. Les phoques léopards peuvent, comme les autres phoques, grimper sur les glaces ou à terre, mais là ils sont pour ainsi dire inoffensifs, car ils sont trop lourds et trop lents.

Les oiseaux, par millions, des pétrels pour la plupart, de la famille des goélands, font leur nid sur les caps rocheux ou sur les îles proches de la côte. Ils vivent de poissons sauf le skua qui est le seul oiseau de proie de l'antarctique, il se nourrit essentiellement des poussins de manchots

 

 

Les manchots que l'on appelle à tort pingouins vivent à terre et se nourrissent en mer. Il en existe une dizaine d'espèces différentes ; les plus connus sont les manchots adélie et les manchots empereurs. Les manchots Adélie, après avoir pondu et couvé leurs œufs en été dans un nid de cailloux et d'ossements, quittent l'Antarctique à l'automne pour ne revenir qu'au printemps ; leur migration n'a donc rien d'inhabituel. Les manchots empereurs, au contraire, viennent à l'automne dans l'Antarctique pour y pondre, y couver leurs œufs et y élever leurs poussins en hiver, en pleine polaire, par des températures qui atteignent fréquemment - 40°.
Pour protéger les œufs et les poussins du froid, ils les maintiennent contre la peau nue de leur abdomen (dans une fente de leur duvet et dans un pli de la peau qui les recouvre). Pour les isoler de la glace, ils posent les œufs et les poussins sur leurs pattes.

Le climat

Vendredi 09 Mai 2008 à 16:11

Publié par rowan11 dans l'Antarctique

L’antarctique, son climat …

 

 

L’Antarctique est la région la plus froide du monde. On y a déjà enregistré une température de –89°C.

L’été, l’Antarctique ne dépasse jamais les 10°C .

C’est un désert de froid et de vents.

Les vents catabatiques (en grec cata qui veut dire vers le bas), propres aux régions polaires, glissent sur les glaciers et s’accélèrent avec le froid pour rendre parfois toutes progressions impossibles. Ils peuvent atteindre 300 km/h. Ces vents provoquent de véritables tempêtes, comme s’il passait 2 tonnes dans une fenêtre d’un mètre carré.
Ils contribuent également au refroidissement de l’air : avec des vents de 80 km /h, une température de –30°C est égale à –68 °C.

Les régions qui entourent le pôle Nord et le pôle Sud sont les plus froides de la planète. Pourquoi ?
Parce qu’elles bénéficient le moins souvent de la chaleur du soleil.

Contrairement à ce que l’on peut penser, la neige n’est pas très abondante en Antarctique. Cependant, au milieu de ce continent, la neige ne fond pratiquement pas à cause de la température qui peut descendre jusqu’à –89°C et l’été n’excède jamais –10°C

 

Les vents catabatiques : sacrés blizzards

 

L’Antarctique est un désert fait de froid et de vent. Les vents catabatiques glissent sur les glaciers et s’accélèrent avec le froid. Ils peuvent atteindre 300 km/h.

Pourquoi sont-ils si violents ?

Parce qu’ils appartiennent à une catégorie de vents appelés catabatiques ( du grec cata qui signifie vers le bas ), ces vents sont observés sous toutes les latitudes du monde mais nulle part ils ne sont aussi forts qu’en Antarctique.

Sa découverte.

Mardi 13 Mai 2008 à 23:48

Publié par rowan11 dans l'Antarctique

 

 

L'expédition Shackelton

 

 

 

 

 

Shackleton veut réussir une grande première:traverser le continent antarctique. Pour atteindre le but del'expédition, il affrète un voilier, l'Endurance.Celui-ci est équipé d'un moteur d'appoint. Le chef del'expédition est le célèbre explorateur polaireSir Ernest Henry Shackleton, l'homme qui a participé au grandraid de Robert Scott dans l'Antarctique de 1901 à 1904. Abord, il y a 28 hommes et 62 chiens de traîneau. Le capitaines'appelle Frank Worsley. Le photographe et caméraman est FrankHurley.

 

                                                                                                              

5 décembre 1914:

Shackleton quitte la Géorgie du Sud avec un bateau appelé l'Endurance. A 2000 km du but, il atteint déjà la banquise. Il y a beaucoup d'icebergs hauts comme des immeubles. Il se faufile entre eux.

Sir Ernest Shackleton en 1915

 

l'Endurance recouverte de givre

 

 

26 février 1915:

Shackleton donne l'ordre de passer l'hiver dans le bateau. L'équipage se réfugie dans le ventre du voilier. Rien à faire, sauf nourrir les chiens et faire fondre la glace pour avoir de l'eau potable.

 

 

 

 27 OCTOBRE 1915

La glace brise le navire,les hommes et les chiens sont évacués,l'océan engloutie le navire,les hommes vivent sous tentes il fait - 26°.

 

 

 

19 octobre 1915
19 octobre 1915

Shackleton décide de partir avec ses hommes et ses chiens à la recherche de nourriture. Il se rend compte que cette tentative est inutile. Il monte un nouveau camp. Les hommes partent chasser des pingouins et des phoques. Leur graisse fourni l'éclairage et le chauffage.

 

halage du "James Caird"

L'expédition gagne l'île Eléphant en chaloupe. Neuf jours plus tard, six hommes partent sur le James Caird (chaloupe) pour essayer d'atteindre la Géorgie du Sud, à 1200 kilomètres, avant l'hiver.

 

 

 10mai 1916

 

 

25 août 1916:

Shackleton tente sa dernière chance avec un petit bateau à vapeur qui est rouillé et cabossé. Cette fois le temps est clair. Shackleton retrouve toute sa force. Le bateau se rapproche de l'île Eléphant.

30 août 1916:

Ils zigzaguent entre les icebergs et aperçoivent l'île. Malheureusement, ils passent à côté de la plage des naufragés car ils avaient vu une autre plage et croyaient que c'était là-bas. En débarquant, ils ne trouvent personne. Ils font demi-tour et retrouvent enfin le restant de l'équipage 635 jours après le départ de l'expédition!!!

3 septembre 1916:

Arrivée à Punta Arenas, au Chili, où ils sont reçus triomphalement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                              

 

 

 

 

Ils ont vaincu le pôle

Mercredi 06 Août 2008 à 22:52

Publié par rowan11 dans l'Antarctique

 

 

Roald Admunsen 1872-1928)

C'est très exactement le 30 mai 1889 que naît pour Roald Amundsen la vocation d'être explorateur polaire. Ce jour-là, en effet, Fridtjof Nansen, qui a traversé le Groenland d'est en ouest à skis, est accueilli en héros par la population norvégienne.

A la fin du XIXème siècle, la conquête des pôles est un sujet de fascination, et les explorateurs des héros.

A 35 ans, Amundsen est célèbre dans toute l'Europe et aux Etats-Unis.
Il est accueilli chez son ami Nansen qui lui confie son projet d'aller en Antarctique, tandis que Amundsen est tenté par l'océan Glacial Arctique et la conquête du pôle Nord au départ de l'Alaska. Ce nouveau but va envahir son esprit, et il va à nouveau donner conférence sur conférence aux Etats-Unis dans le but de récolter l'argent nécessaire à l'acquisition d'un nouveau bateau. A son retour, il retrouve Nansen qui a changé d'avis et désire désormais orienter sa vie vers des responsabilités politiques pour le pays. Il offre à Amundsen son bateau, le Fram, déjà mis en cale sèche, et dont le désarmement était envisagé.

Au moment même où Amundsen prépare sa nouvelle expédition, on apprend que l'américain Frederick Cook a atteint le pôle Nord. La nouvelle est vite controversée, et c'est finalement Peary qui y arrive le premier le 6 avril 1909.
Si ces évènements n'empêchent pas Amundsen de poursuivre la préparation du Fram, le pôle Nord n'est plus à conquérir. Son but change donc, et, dans le plus grand secret, il décide au début de l'année 1910, d'être le premier à atteindre le pôle Sud.

Une fois encore, Amundsen organise tous les préparatifs de l'expédition : financement, nourriture, tentes, skis, traîneaux, chiens, vêtements polaires (8 tenues différentes par homme), matériel scientifique, et même une station d'hivernage en pré-fabriqué que Amundsen monte dans son jardin, puis embarque à bord du Fram en numérotant les pièces.

Au moment où Amundsen se prépare à appareiller, l'anglais Robert Falcon Scott quitte Londres à bord du navire le Terra-Nova décidé lui-aussi à conquérir le pôle Sud.

Amundsen garde toujours secrète sa destination, et le Fram quitte le port de Christiana dans la nuit du 6 au 7 juin 1910.
Après un arrêt à Kristiansand où le matériel de ski est chargé ainsi que les 97 chiens, l'appareillage définitif a lieu le 9 août, pour la baie des Baleines, située à 16.000 milles.
Le 6 septembre, le Fram fait escale sur l'île de Madère et Amundsen informe l'ensemble de l'équipage de leur nouvelle destination. Pendant la traversée, tout l'équipage se met au travail : confection des vêtements, fabrication des harnais, des chaînes et des colliers pour les chiens. Le 4 octobre le Fram passe l'équateur, puis le cap de Bonne Espérance, les îles Kerguelen, l'accès à la mer de Ross où les premiers icebergs apparaissent, et la Grande Barrière le 11 janvier 1911.

Le 14 janvier, le Fram arrive dans la baie des Baleines. Amundsen et quelques compagnons partent en reconnaissance pour choisir le lieu où sera établi le site d'hivernage. Dès lors, le déchargement du navire débute : la maison démontée, le matériel, les vivres et les chiens s'installent sur le site de Framheim. Le 4 février, le navire de Robert Falcon Scott mouille près du Fram. Amundsen prévient Scott de son intention d'atteindre le pôle Sud.
Les hommes de l'équipage se séparent en deux groupes " terre " et " mer ", et le 10 février le Fram appareille sous le commandement de Thorvald Nilsen pour une campagne océanographique polaire de plusieurs mois, à l'issue de laquelle, il reviendra chercher l'équipe restée à terre.

L'hivernage en antarctique

L'hivernage débute et la vie s'organise à Framheim. Huit hommes restent à terre sous les ordres d'Amundsen. Tandis qu'une équipe dirigée par Oscar Wisting continue à rassembler les vivres (900 colis) et le matériel, une autre, sous les ordres d'Amundsen, débute les raids de reconnaissance dans le but d'établir des dépôts de vivres tout au long de la route conduisant au pôle Sud. Autour de la cabane des glaces reconstruite à un mètre sous la glace, plusieurs tentes ont été dressées : huit chenils, trois réserves pour le poisson et la viande, deux réserves pour les autres provisions, une réserve pour les combustibles. Une buanderie, une forge, un atelier de menuiserie, un atelier de couture et un magasin d'habillement sont édifiés et réunis entre eux par des galeries souterraines.

Un premier dépôt de vivres est effectué le 14 février à 80° de latitude Sud, puis un second le 27 février à 81° de latitude Sud, et un troisième le 8 mars à 82°.
La progression des expéditions est difficile. Il commence à faire froid (- 15° C en moyenne), la visibilité est mauvaise à cause des tourbillons de neige et du brouillard, et la surface souvent pleine de crevasses. Après le troisième dépôt, le retour se fait sous - 40° C, et plusieurs chiens succombent de fatigue. Une troisième expédition se prépare pour un quatrième dépôt de vivres, sous la direction de Presterud.
Le 13 août, un record de froid est atteint : - 59° C.



Le départ vers le Pôle

Le 19 octobre le départ est donné à l'expédition finale qui conduira quelques hommes au pôle Sud. Amundsen quitte Framheim avec quatre compagnons : Helmer Hanssen, Oscar Wisting, Svere Hassel et Olav Bjaaland, équipés chacun d'un traîneau tiré par treize chiens et portant 400 kg de vivres et de matériel. De son côté, Presterud doit partir avec Stubberud et Johanssen pour une expédition de reconnaissance sur la terre du roi Edouard VII.
Le cuisinier Adolf Lindström reste à la base.
Etape après étape, le petit groupe d'Amundsen progresse difficilement : tempêtes, crevasses dans lesquelles hommes, chiens et traîneaux glissent et que l'on sauve de justesse d'une mort certaine.
Une nouvelle étape permet à l'équipage et aux chiens de se reposer. Puis à nouveau, le convoi repart le 25 octobre. Le 4 novembre, il atteint le dépôt du 82° de latitude Sud.
Le temps est revenu au beau, et la température remonte à - 10° C.
Le 8 novembre, l'expédition atteint le 83° de latitude Sud, 84 ° le 12 novembre, et 85° le 15 novembre.
Il reste 1.000 kilomètres à parcourir pour atteindre le pôle Sud.
Le paysage change. Les premières montagnes avant le pôle apparaissent et l'expédition en débute l'ascension le 17 novembre, et le 20, elle arrive sur un plateau, à 3.180 mètres d'altitude. C'est à cette étape qu'Amundsen décide d'exécuter 24 chiens pour servir de nourriture aux autres et pour se séparer d'un traîneau.
Le froid redevient si intense, le brouillard si épais et les crevasses si importantes, qu'il est désormais indispensable d'effectuer une reconnaissance avant chaque progression.
Le 6 décembre, l'expédition atteint 88° de latitude Sud et le 14 décembre, 89°53'. L'expédition vient de dépasser la limite atteinte en 1909 par l'Irlandais Ernest Schackleton.

 

Le pôle Sud est atteint

Le pôle Sud est atteint le 14 décembre 1911 à trois heures de l'après-midi, et pour être bien sûr d'avoir atteint son but, Amundsen demande à chacun des explorateurs de parcourir une vingtaine de kilomètres en solitaire, chacun de son côté.
Une tente noire est dressée pôle, au-dessus de laquelle un mât de quatre mètres porte le drapeau norvégien et le fanion du Fram . Une lettre à l'attention du roi Haakon VII est déposée par Amundsen à l'intérieur de la tente, ainsi qu'un panneau de bois sur lequel tous les explorateurs gravent leur nom.
Après plusieurs observations scientifiques destinées à établir le point le plus exact possible représentant le pôle Sud, l'expédition se débarrasse d'un nouveau traîneau avant de reprendre sa route vers Framheim.

Le retour vers la base progresse rapidement au rythme d'étapes de vingt-huit kilomètres et de repos de six heures.
Les explorateurs arrivent à Framheim le 25 janvier 1912 avec deux traîneaux et onze chiens sur les cinquante deux du départ. Le Fram est revenu appareiller dans la baie des Baleines, comme prévu.

La base est abandonnée le 30 janvier quand le navire reprend la mer. Il arrive en vue de la Tasmanie le 7 mars, d'où Amundsen envoie au roi Haakon VII un message de victoire.
Le Fram termine son voyage à Buenos Aires le 25 mai 1912 après avoir parcouru 54.000 milles marins.

Les illustrations sont issues du magasine : Je sais tout N° 88 du 15 mai 1912

 

 

Lorsqu'un jeune aristocrate belge, le comte Adrien de Gerlache, se prépare à effectuer une expédition en Antarctique à bord du navire Belgica, Amundsen se fait engager comme officier en second. Partie pour découvrir le pôle Sud magnétique, l'expédition dont le navire est pris au piège par les glaces, est obligé d'hiverner pendant presque une année complète. C'est pendant cet hivernage imposé qu'Amundsen se lie d'amitié avec un membre de l'équipage : le Docteur Frédéric Cook.

 
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